Les vulnérabilités des personnes hyper précaires et/ou sensibles aux aléas climatiques à Bruxelles
Dans la foulée de son travail théorique/conceptuel de construction d’une typologie des inégalités environnementales bruxelloises, le Centre d’écologie urbaine a également inscrit les inégalités environnementales dans plusieurs Plan d’Action Climat.
Durant les processus participatifs de Forest et d’Evere il est apparu que, malgré l’avancement théorique et institutionnel en matière d’inégalités environnementales, les statistiques régionales ne rendaient pas compte d’un certain nombre « d’inégalités environnementales invisibles ». Ces invisibilités sont directement liées à des angles morts de la statistique régionale portant sur certaines données environnementales qui sont insuffisamment précises pour rendre compte des stress et risques environnementaux subis par les bruxellois et bruxelloises et plus encore par les plus « invisibles » d’entre-eux (personnes en situation de grande précarité, personnes en séjour irrégulier, migrantes, sans papiers, etc.) qui sont aussi ceux dont les capabilités réelles d’interpeller la puissance publique sur ces questions est moindre, voire inexistante. Ces personnes qui sont les plus vulnérables aux inégalités environnementales subissent donc plusieurs injustices environnementales.
C’est pourquoi, le Centre d’écologie urbaine a proposé à la COCOM, en partenariat avec le CREBIS, un projet de recherche appliquée visant à mettre à jour/au jour une série d’inégalités environnementales actuellement sous les radars de la statistique régionale qui pèsent sur les publics en situation d’hyper vulnérabilité. Le projet a produit une série de livrables largement relayés par la presse et le secteur social-santé : :
Cette étude a pu été réalisée grâce au soutien de la Commission Communautaire Commune.

